Les défis des jeunes agriculteurs au Burundi

Plusieurs jeunes exerçant dans le secteur agricole au Burundi se retrouvent confrontés à plusieurs défis, dont le manque des terres. La terre constitue pour plusieurs jeunes un défi géant à leurs activités. Dans les campagnes et même à Bujumbura rural, la production agricole se fait souvent sur des terres familiales ; de ce fait, devenir jeune agriculteur autonome est un rêve parfois inaccessible, compte tenu de moyen précaire de plusieurs jeunes, vivant dans la campagne et même à Bujumbura rurale. Avec l’urbanisation dans plusieurs communes de Bujumbura, plusieurs espaces cultivables disparaissent et des agriculteurs se convertissent dans plusieurs autres activités.

 

        

         Au Burundi les cultures vivrières occupent près de 90 % de terres cultivées, à part le café, le thé et le coton qui sont les principales cultures de rente au Burundi avec 10 % d’espaces cultivées. Ceci prouve à quel point l’agriculture est juste vouée à l’autosuffisance alimentaire et non pour le commerce. A côté du bananier, du théier ou du caféier qui dominent le paysage rural,  les autres cultures ont souvent un taux de commercialisation très bas et parviennent à peine à couvrir les besoins alimentaires de familles qui le produisent. Par manque de capitaux et peu d’ouverture du secteur agricole aux jeunes, plusieurs finissent par devenir des taxi-vélo, ou des taxi-moto et d’autres se livrent au commerce.

Enfin, il est certain que plusieurs jeunes accordent peu d’importance au secteur agricole et n’y voyent pas d’avenir. Cette vision que plusieurs  se sont forgée les empêche de consacrer plus de moyens et de temps dans les activités agricoles. D’autres jeunes font de l’agriculture juste un tremplin ; après avoir trouvé des moyens financiers suffisants, ils préfèrent se lancer dans le commerce. D’une manière générale, le manque des capitaux reste un défi de taille pour plusieurs jeunes car à vrai dire, « un projet agricole est budgetisable comme tout autre projet » et nécessite autant de moyens et des sacrifices.

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L’agriculture source d’espoir de ménages au Nord de Bujumbura

L’agriculture donne encore de l’espoir aux ménages pauvres, se trouvant dans les quartiers nord de Bujumbura. Plusieurs ménages, au nord de Bujumbura, vivent des petits commerces et trouvent des ressources, un peu maigres, dans des activités agricoles autour de leurs domaines. Dans un pays où le secteur primaire reste le plus actif dans l’emploi, les terres cultivables sont une grande source de revenu familial. Certains propriétaires de terres préfèrent les louer aux autres, cependant d’autres, exploitent leur terrain pour des fins nutritives ou commerciales.

Ce matin je me promène dans un coin un peu reculé de la commune de Kamenge, à Bujumbura. Je fus surpris en voyant comment, presque touts les ménages, exploitent leurs terres par des cultures vivrière de légumes ainsi que du riz. Bien que ce soit encore la saison sèche, on trouve des plantes toute vertes et très productives. Des jeunes et adultes se donnent ensembles à ces genres d’activités. Du fait que le milieu se situe un peu loin des diverses distractions de la ville, internet, cinéma,…l’agriculture ne souffre pas de manque de la main-d’œuvre dans ce coin.

Bien que pour le moment les terrains cultivables deviennent de plus en plus rares, à cause de l’urbanisation et l’explosion démographique, l’agriculture est loin d’être dépassée. Ses bienfaits restent visibles et personne ne pourra prouver le contraire. Des légumes qui sont fournies aux différents marchés grâce à cette activité, reste une preuve que l’agriculture est encore source d’espoir des producteurs et des consommateurs, à Bujumbura. Ce qui me réjouie de plus, c’est de trouver des jardins dans différents terrains des institutions éducatives et même dans des camps militaires. L’agriculture doit encore s’intensifier à Bujumbura car sans elle plusieurs ménages ne seraient pas ce qu’ils sont aujourd’hui!!!